Handical VISUEL

Handical VISUEL

9 - 5 Le handicap visuel

 

La classification internationale des handicaps codifie de manière précise les
principales formes d'atteintes visuelles, que celles-ci soient provoquées par une
déficience de l'acuité visuelle de l'un ou des deux yeux, une déficience du champ
visuel, une atteinte des structures annexes de la fonction visuelle ou par une lésion
cérébrale, générant des troubles neuro-visuels.

La déficience visuelle s’apprécie après correction. Le guide barème annexé au
décret 93-1216 du 4/11/1993 prévoit que sont considérés comme aveugles, les
personnes dont la vision centrale est nulle ou inférieure à 1/20e de la normale. Les
personnes malvoyantes sont celles dont la vision est au plus égale à 1/10e de la
normale.

La  meilleure  connaissance  en  terme  ophtalmologique,  neurophysiologique  et
fonctionnel a amené les professionnels à préciser qu’ils entendent par cécité,
l’absence de possibilités visuelles au sens strict : ne pas, ou ne plus, avoir de
potentiel visuel.

Surtout en ce qui concerne les malvoyants, il est difficile pour un non-spécialiste de
juger du handicap sur la seule apparence de la personne : un handicap peut être
visible mais bien «compensé» par la personne, ou invisible mais bien réel et trompeur

 

Grandes formes de déficience visuelle qui implique une baisse de l’acuité visuelle :

 

·   l’atteinte de la vision centrale (vision de près et vision précise) provoque des
incapacités totales ou partielles d’écriture, de lecture, de coordinations occulo-manuelles fines. Elle nécessite l’utilisation de moyens de grossissement, de
se rapprocher de ce que l’on regarde et parfois d’excentrer son regard
(regarder à côté de ce que l’on veut voir) ;

 

·   l’atteinte de la vision périphérique : les sujets n’ont plus de perception visuelle
possible, ou de qualité suffisante, autour du point de fixation. Leur champ visuel  se  rétrécit  jusqu’à  devenir  tubulaire.  Elle  concerne  la  vision  du mouvement,  la  recherche  visuelle,  la  vision  de  nuit  et  provoque  des incapacités, totales ou partielles de déplacement, de poursuite visuelle, de contrôle visuel par faible éclairement. Elle nécessite l’utilisation de moyens d’aide aux déplacements, de s’éloigner de ce que l’on veut voir, de disposer
d’un éclairage suffisant ;

 

·   la vision floue, qui implique une réduction de l’acuité visuelle par opacification des  milieux  transparents  de  l’œil,  concerne  la  vision  précise,  celle  des contrastes et des couleurs et provoque des incapacités totales ou partielles de lecture et de déplacement, de perception des reliefs, une forte sensibilité à l’éblouissement.   Elle   nécessite   l’utilisation   de   moyens   d’aide   aux déplacements, de moyens de grossissement, de se rapprocher de ce que l’on regarde.

 

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